Billets comportant le tag western

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Réalisé en plein âge d’or du western “classique”, La chevauchée du retour (The Ride Back) surprend au premier abord par son côté épuré, loin des grandes chevauchées (fantastiques) et des duels (sans merci), poncifs et réjouissances dans l’imaginaire collectif de l’Ouest américain. Les personnages sont réalistes et ancrés dans la réalité : un condamné qui fuit au Mexique et un shérif-adjoint trouillard, sans allure et au visage marqué, à ses trousses, juste pour se prouver à lui-même qu’il vaut mieux que le regard méprisant de sa femme. L’histoire est simple : le shérif-adjoint doit ramener le meurtrier pour qu’il soit jugé.
On pense d’emblée à 3h10 pour Yuma de Delmer Daves dans la confrontation entre les deux hommes, à juste titre puisque le producteur du film, le metteur en scène Robert Aldrich, en avait acheté les droits avant de les céder. Toutefois, cette chevauchée psychologique est inférieure au chef d’œuvre évoqué, malgré la présence superbe de Anthony Quinn, tout en retenu, et de William Conrad, charismatique et sensible.
On en retient quelques scènes mémorables : la discussion difficile entre le shérif-adjoint et un garde-frontière mexicain, l’attaque des indiens et la trouille de Quinn, le passage dans la ferme abandonnée. On oubliera en revanche la fin, trop conventionnelle et bâclée, pour ne garder qu’un très joli souvenir de ce western original.
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The Indian Fighter fut le premier film produit par la jeune société de production de Kirk Douglas, la Bryna (du nom de sa mère), et remporta un beau succès partout dans le monde.
Il est sorti en France sous deux titres : La rivière de nos amours et L’or des Sioux (c’est d’ailleurs ce titre qui est retenu dans la version française de l’autobiographie de Kirk Douglas). Il est assez amusant de lire le passage consacré au film, assez court, où l’on apprend que Walter Matthau, venant du théâtre, était incapable de dire correctement son texte devant une caméra, et qu’Elsa Martinelli, alors mannequin en Italie, fut engagée sous contrat et libérée très rapidement en raison de son caractère difficile, voire carrément pénible.
The Indian Fighter est un vrai beau western comme on les aime, filmé dans les décors naturels de l’Oregon par un expert, André De Toth, qui marque de sa patte quelques très beaux plans : une danse folle à 360° appelant celle de La chevauchée des bannis quelques années plus tard, ou un superbe panoramique sur le campement de nuit. Les paysages sont un des éléments majeurs du film, lui donnant ainsi une grande force et rachetant les faiblesses d’un scénario assez attendu et de quelques personnages caricaturaux (les méchants notamment). Pour autant, le film a le mérite d’être pro-indien, ou en tout cas pro-paix avec les indiens, et de parsemer ça et là quelques réflexions sur les futilités matérielles des hommes. C’est même presque un western écolo parfois, le scénario incluant avec bonheur un soldat qui photographie tout ce qu’il voit, y compris les paysages sauvages, pour que les touristes viennent et civilisent l’ouest.
Le film est un régal pour les fans de Kirk Douglas, ce que je suis de manière inconditionnelle, qui verront leur idole, une fois n’est pas coutume, dans un show à sa gloire : démarche désinvolte, sourire en coin, charmeur de toute la forêt, utilisant un trampoline pour sauter à cheval, et s’entourant des deux femmes de sa vie : la première a un petit rôle dans le film et la seconde est responsable du casting (rôle qui se résume à avoir trouvé Elsa Martinelli en regardant un magazine). Même les enfants ont tourné une scène, mais elle a été coupée au montage. Il ne faudrait pas qu’un des fils de Kirk Douglas lui pique la vedette quand même.
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Pourquoi ne pas s’amuser à faire un petit bilan cinéphile ? Après tout Buddy Holly est mort à 23 ans sans l’avoir fait. Je commence par le genre que j’affectionne le plus dans le cinéma, le western.
Beaucoup d’autres films auraient pu se trouver dans cette liste, qui est avant tout le reflet de mon esprit à 18h49 ce mercredi 21 septembre. Je pense notamment à Il était une fois dans l’Ouest, L’homme de nulle part, Impitoyable, La chevauchée fantastique, Le massacre de Fort Apache, L’homme de l’ouest ou Pat Garrett et Billy the Kid.
Cette liste est assez conventionnelle : sont bien représentés les grands metteurs en scène du genre, John Ford, Anthony Mann, Budd Boetticher, Sergio Leone, Delmer Daves et André De Toth, ainsi que les acteurs associés, Gary Cooper, John Wayne, Anthony Mann, Clint Eastwood et Randoph Scott. Alors j’entends déjà les partisans de Howard Hawks crier au scandale. Je dois reconnaître que je n’ai jamais vu La rivière rouge et que je préfère High Noon à Rio Bravo (quelqu’un osera-t-il s’insurger de l’absence de Rio Lobo ?). De même pour l’amicale Sam Peckinpah qui me trainera surement dans la boue, ou encore l’association des amis de Samuel Fuller qui ne comprendra pas l’absence des Quarante tueurs. J’assume tout. Quant au puissant lobby qui défend la mémoire et l’œuvre de Andrew V. McLaglen, je réponds : non, il y a des limites. Plutôt mourir que de revoir Bandolero! et Chisum.
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Fun-tastique pourrait résumer ce curieux western comique, interprété et réalisé par les sérieux Burt Lancaster et John Sturges.
Réalisé en 1965 - l’année, qui pour moi, symbolise la fin de l’âge d’or de Hollywood -, Sur la piste de la grande caravane est un curieux mélange d’aventures, de western et de comédie. Tout sent le toc, l’histoire (des soldats doivent accompagner un convoi de whisky pour une petite ville, mais s’opposent à des féministes et des indiens), les acteurs (Burt Lancaster en macho alcoolique, il y a de quoi rire, c’est comme si Rock Hudson jouait un homo refoulé), les décors (ça sent le studio à plein nez en permanence) et la forme (film avec ouverture et entracte s’il vous plaît). La question est de savoir si cette vaste blague est lucide ou tout à fait sérieuse.
J’aime à penser que c’est une parodie de western (une sorte de Grand Bill en plus réussi), nostalgique de la grande époque sur les bords, et pas une ambitieuse fresque à la George Stevens. Je n’ai pas entendu de bonne critiques sur ce film, jugé poussiéreux et confus, pourtant certains passages sont vraiment très drôles : les soldats qui chargent contre leur propre campement parce qu’ils entendent des coups de canon, la bataille des trois camps dans le brouillard total, la voix off qui commente le tout. Peut-être que les anti-westerns convaincus y trouveront leur compte, avant d’aller plus loin … car … il faut aller plus loin quand même hein, La prisonnière du désert, c’est très bien aussi, je vous jure.
Un poil trop long peut-être, les blagues les plus courtes sont les meilleures, le film possède une des plus belles musiques de western, à écouter en boucle pour qui aime sentir le souffle des grands orchestres.